>

01Men 1er portail masculin : Informations et articles
 

ACTU

  |  

ESSAIS

  |  

VIDÉOS

  |  

DOSSIERS

  |  

INFO TRAFIC

  |  

COTE OCCASION

  |  

MONDIAL 2008

  |  

F1

  |  

CRÉDIT

AUTOMOBILE
RETOUR RUBRIQUE


NOUVEAUTÉS

Essai Ford Kuga 2.0 TDCi 163 ch 4x4 Titanium : Coup gagnant ?

Le 01/02/2013, par Autodeclics
Après 5 ans de bons et loyaux services, le Kuga revoit ses ambitions à la hausse. Avec son homologue américain Escape, il s'illustre dans une nouvelle stratégie mondiale pour gagner en stature, en technologie et en confort. De quoi opérer une lourde offensive sur le marché convoité des SUV compacts.
Tous les constructeurs ou presque se sont engouffrés dans la brèche des SUV compacts. En France, ce segment représente aujourd'hui 12 % de part de marché (les ventes ont presque quadruplé en 10 ans). Ford prévoit d'y écouler jusqu'à 8 500 unités de son nouveau Kuga en année pleine. C'est mieux que le score de la précédente génération, qui n'a pourtant pas démérité avec près de 35 000 ventes en cinq ans de carrière.

Un engouement singulier en ces temps de crise économique où seules les citadines, low-cost et autres hybrides ont droit de cité. Bien sûr, un SUV ne peut intrinsèquement se montrer aussi sobre qu'une berline ou qu'un monospace compact. Mais en abandonnant au besoin sa transmission intégrale, en travaillant son aérodynamique et en abaissant son centre de gravité, il s'en approche sérieusement. Les constructeurs l'ont bien compris et tentent de fusionner le meilleur des deux mondes : l'esprit baroudeur et sécurisant avec les aspects pratiques et familiaux.

Souvent inexploitées, les aptitudes tous-chemins déjà limitées des SUV deviennent ridicules en simple 4x2. L'intérêt évident d'une transmission intégrale sur ce type d'engin se voit donc sacrifié pour compenser la tranche de malus supérieure. Et malgré l'évolution des systèmes de transmission, de moins en moins influents sur les cycles de consommation normalisés, les statistiques continuent de donner raison aux deux roues motrices... Ford prévoit en effet 79 % de Kuga vendus en 4x2 contre seulement 21 % de 4x4.

Parfum d'Amérique

Contrairement à la génération précédente de Kuga qui ne se prédestinait qu'au marché européen, cette seconde mouture est issue d'une stratégie mondiale. De fait, le Kuga prend la place de l'Escape outre-Atlantique : celui-ci n'a donc plus rien à voir avec l'ancien modèle connu chez nous. Commercialisé depuis déjà six mois, le nouvel Escape domine à nouveau le marché des SUV en Amérique du Nord.

Si les Kuga et Escape s'avèrent dorénavant identiques en tous points (sauf les motorisations), le « clonage » se distingue par quelques réglages de suspensions et des pneumatiques distincts, moeurs différentes obligent. Le Kuga profite logiquement d'un tarage plus ferme tandis que l'Escape reçoit d'office des pneumatiques M+S. Notez que celui-ci est fabriqué à Louisville dans le Kentucky et le Kuga à Valence en Espagne.

Preuve que Ford mise gros en matière de SUV, deux autres modèles viendront dans cette même logique de mondialisation compléter la gamme en Europe. D'ici 2014 verront le jour le petit EcoSport suivi du Edge, un SUV plus volumineux déjà produit aux États-Unis.

A maturité

Apparu sur le tard en 2008, le Kuga s'est immédiatement forgé une réputation de séducteur. Bien sûr, ses qualités dynamiques étaient au rendez-vous mais il battait en retraite du côté de l'habitabilité et du volume de coffre. C'est logiquement sur ces points que les ingénieurs ont mis l'accent.

S'il joue la carte de l'élégance grâce à des lignes encore plus tendues et effilées et quelques touches de chrome, son style étiré au niveau des porte-à-faux lui fait perdre de son équilibre. L'empattement reste en effet identique et seule la longueur augmente significativement, de 8 cm (largeur et hauteur ne perdent respectivement que 4 et 8 mm). Le coefficient aérodynamique (Cx) en ressort nettement favorisé en passant de 0,38 à 0,33.

Comme les dernières berlines allemandes, le Kuga adopte un système de hayon automatique « main libres » qui s'ouvre et se referme d'un simple mouvement du pied sous le pare-chocs arrière. Un équipement inédit sur le segment (450 euros). On accède ensuite à un coffre en progrès de 28 à 71 litres selon la position de la banquette. Le SUV se repositionne ainsi dans une bonne moyenne de la catégorie avec sa capacité de 456 - 1 653 litres. Pour ne rien gâcher, le seuil de chargement bas facilite désormais le chargement.

Priorités familiales

En pénétrant à bord, n'espérez-pas trouver quelconque dépaysement. Le nouveau tableau de bord reprend le style des dernières productions en date, à l'instar du C-Max ou de la Focus. La multitude de boutons éparpillés de la console centrale au volant rend l'ergonomie toujours aussi perfectible, imposant un temps d'adaptation.

Confortablement calé dans des sièges assez étroits, on apprécie une finition en hausse répondant aux attentes de la catégorie. L'afflux de nouveaux équipements de confort et de sécurité confirme la montée en gamme du Kuga. On relève en effet le stationnement semi-automatique (550 euros), le régulateur de vitesse adaptatif (950 euros) la surveillance des angles morts, le freinage automatisé à faible vitesse, l'aide au maintien dans la file, l'alerte de franchissement de ligne, les phares intelligents, l'alerte de vigilance du conducteur et la reconnaissance des panneaux de signalisation (Pack Sécurité à 1 050 euros) ! Bref, un arsenal digne d'une limousine.

Faute d'empattement accru en revanche, l'habitabilité allouée aux places arrière stagne. Dommage, même si notre SUV n'a pas à rougir dans ce domaine avec une garde au toit et un espace aux jambes très satisfaisant. On se consolera avec le nouveau toit ouvrant panoramique (800 euros) qui illumine l'habitacle et augmente la sensation d'espace.

Sous haute surveillance

S'il repose toujours sur la plate-forme des C-Max et Focus, le Kuga marque d'importantes évolutions en matière de liaisons au sol. Qui plus est lorsqu'il est équipé de la nouvelle transmission intégrale (obligatoire en TDCi 163 ch). Il abandonne son procédé mécanique/hydraulique Haldex au profit d'un coupleur électromagnétique développé par Ford et la société JTEKT.

Le transfert de couple vers l'essieu arrière, qui s'adapte en permanence en fonction des conditions d'adhérence et des sollicitations du conducteur, devient à la fois plus réactif, précis et progressif. Le blocage de différentiel manuel disparaît au profit d'une gestion entièrement automatique. Même sur une piste en terre parsemées de zones grasses, nous avons apprécié sa motricité sans faille et ses transferts de puissance quasi-imperceptibles.

Autre nouveauté : le contrôle de stabilité ESP évolué du système Curve Control. En cas d'excès d'optimisme à l'abord d'un virage, le principe est d'affiner la vitesse de passage en agissant sur les freins roue par roue. Seulement, ce système ne prend le relais qu'après l'intervention de l'ESP « classique », dans le cadre où celui-ci n'arriverait plus à maintenir la trajectoire. A l'image du nouvel airbag genoux conducteur et de l'appel d'urgence « Ford SOS », nous n'avons pu tester ces systèmes... vous nous en excuserez.

Aussi dynamique que confortable

Face à l'ancienne mouture, le niveau de confort général fait un sacré bond en avant. Le moelleux de ses suspensions, le soin de son isolation limitant les bruits de roulement et la précision de sa direction offrent un feeling de conduite, à la fois progressif et feutré. Partant d'une philosophie nettement orientée confort et rattrapé par son architecture surélevée, le Kuga reste sensible au roulis dès que la route tournicote. Ce qui ne l'empêche pas d'enrouler en contenant ses mouvements de caisse même à des allures soutenues. Seul vrai regret : les bruits d'air au niveau des montants se montrent trop présents sur autoroute.

C'est finalement sous le capot que le Kuga affiche ses plus timides évolutions. Fidèle au poste, le 2.0 TDCi fort de 163 ch et 340 Nm de couple n'avoue qu'une dépollution de l'ordre de 10 %. Consommant 5,9 l/100 km en moyenne selon Ford pour 154 g/km de CO2, ce modèle se positionne sereinement dans le segment. Nous avons relevé un bon 8 l/100 km durant notre essai, dans des conditions peu favorables à l'éco-conduite.

Souple, silencieux et suffisamment performant avec un 0 à 100 km/h bouclé en à peine dix secondes, cette mécanique va comme un gant au Kuga. Du moins avec la boîte manuelle à six rapports douce et bien étagée. Nous resteront un peu plus réservés au sujet de la boîte robotisée à double embrayage Powershift, décevante de réactivité et pénalisant légèrement les performances, la consommation et les émissions.

Moins cher, plus moderne

Proposé 900 euros moins cher en moyenne à dotation équivalente, le nouveau Kuga semble déjà réussir son entrée. Sa grille de tarif débute à 24 590 euros en essence avec le 1.6 Ecoboost 150 ch 4x2, pour culminer à 31 800 euros avec notre modèle d'essai. S'il s'avère très bien positionné, son niveau d'équipement de série n'atteint pas forcément celui de ses rivaux. Autant dire qu'il figure dans une bonne moyenne, avantagé par son armada technologique dernier-cri... disponible en option.

Enfin, sachez qu'une version d'appel en Diesel TDCi 115 ch complétera la gamme à partir du 2ème semestre 2013.


 La quotidienne
Gérer mon abonnement

AJOUTER AUX FAVORIS  .  MENTIONS LEGALES  .  CONTACTS