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Essai Hyundai Veloster Turbo : sous un nouveau jour

Le 04/01/2013, par Autodeclics
Avec sa carrosserie asymétrique et son style nerveux, le Hyundai Veloster ne manquait pas d'originalité. Mais d'un moteur. Avec son 1.6 porté de 140 à 186 ch à l'aide d'un turbo, le coupé coréen se fait moins timide et gagne en saveur, sans se débrider totalement pour autant.
Côté pile, c'est une berline compacte et côté face, un coupé. Cette configuration peu banale a valu au Hyundai Veloster un joli buzz à son lancement en 2011, et offre un double avantage. Sa troisième porte facilite l'accès aux places arrière et du fait de son emplacement à droite, les passagers descendent toujours côté trottoir. Mais à ce genre de modèle plaisir, on ne demande pas seulement des côtés pratiques. Mais aussi du caractère. Et en la matière, le Veloster nous avait laissé sur notre faim avec son timide 1.6 à injection directe de 140 ch. Très attendue, cette version Turbo vient remédier à cette lacune.

Son tempérament affirmé, le coupé compact Hyundai l'affiche visuellement par le biais de multiples retouches. Il y a d'abord cette teinte gris mat ''Battleship'', l'une des 4 spécifiques à cette version, qui donne le ton et en ajoute à son caractère extraverti. Puis on note la calandre noire grande ouverte entourée d'antibrouillards devenus ronds, les jantes inédites de 18 pouces avec inserts chromés ou encore les jupes latérales retravaillées. L'arrière, déjà haut en couleur et affublé d'un logo turbo pour la circonstance, n'est pas en reste avec son bouclier plus agressif encore intégrant un nouvel extracteur. Celui-ci vient souligner la double sortie d'échappement centrale ronde au diamètre très généreux. Bref, ce Veloster un rien exubérant ne devrait pas laisser insensibles les amateurs de tuning.

Souplesse et reprises en net progrès

Les évolutions sont moins nombreuses dans le cockpit, où les lignes tourmentées sont simplement rehaussées d'une sellerie griffée ''Turbo'' et d'un pommeau de levier de vitesse plus rondouillard. Avec ses grands fûts de compteurs et son bouton de démarrage trônant au bas de la console centrale, l'habitacle de la petite coréenne ne manquait il est vrai pas de singularité. Ni de praticité donc, avec cette fameuse 3e porte donnant accès à 2 places arrière qui conviendront à des enfants, voire des adultes pour de courtes distances mais guère plus, la garde au toit limitée devenant gênante au delà. Pénalisé par un accès haut et étroit, le coffre se rattrape quant à lui par sa modularité avec une banquette fractionnable portant son volume de 305 à 1015 litres.

Jusque là rien de bien nouveau, mais sous le capot ça bouge davantage. Creux et guère expressif avec ses 140 ch, le 1.6 atmosphérique à injection directe se voit épauler d'un turbo à double entrée twin scroll à l'apport indéniable. Outre les 46 ch supplémentaires qu'il amène, celui-ci fait en effet bondir le couple de cette mécanique au profit de sa disponibilité : ce dernier progresse de 59 % en grimpant de seulement 167 Nm perchés à 4 850 tr/min, à 265 Nm étalés cette fois de 1 500 à 4 500 tr/min.

La souplesse en est la grande bénéficiaire et on ne tarde pas à s'en apercevoir : le moteur se montre d'emblée mieux rempli à bas et moyen régime, et ne réclame plus d'être constamment cravaché lors des reprises. Ces dernières progressent d'ailleurs plus significativement que les accélérations pures. Car si le 0 à 100 km/h descend simplement de 9,7 s à 8,4 s (ou 8,1 s avec la boîte à double embrayage... pour l'heure indisponible en France), passer de 80 à 120 km/h en 5e réclame moitié moins de temps qu'auparavant : plus que 7,1 s au lieu de 15,2 s ! Excusez du peu.

Manque le grain de folie

Mais néanmoins, ce moteur plus plaisant ne fait pas de ce Veloster la boule de nerfs espérée.
Les hauts régimes ne sont toujours pas la tasse de thé de ce 1.6 dont les envolées n'ont rien d'explosives, notamment du fait d'un ''effet turbo'' peu marqué et d'une boîte à l'étagement trop long. En outre, alors que l'engin transpire la testostérone, c'est une sonorité sans âme qui s'échappe de ses gros échappements.

On ira pas chercher non plus le grain de folie de ce modèle dans son comportement routier. Sain, équilibré et plutôt efficace avec ses réglages de suspension spécifiques, celui-ci permet d'adopter sans risque un rythme élevé, alors que la direction recalibrée et plus directe apporte suffisamment de précision. L'adhérence et la motricité sont au rendez-vous, mais les plus sportifs regretteront qu'à privilégier la stabilité à l'agilité, ce coupé affiche un tempérament plus rassurant que réellement vivant. Le confort d'un niveau correct, à l'image de l'insonorisation digne d'une bonne berline compacte ou de l'équipement généreux, révèlent d'ailleurs sa philosophie davantage bourgeoise que sportive.

Généreux sur l'équipement

Basée sur la finition Pack Premium, la plus haute disponible, cette version Turbo offre ainsi de série la navigation tactile, des sièges en cuir chauffants, le toit ouvrant panoramique, une caméra de recul, l'accès mains libres ou encore le régulateur de vitesse. Une dotation qui la propulse naturellement au sommet de la gamme, avec un tarif de 27 500 euros (+ 600 euros pour la peinture gris mat). Soit, par rapport à la version atmosphérique équivalente, un supplément à première vue limitée puisque il se chiffre à 1360 euros. Mais celui-ci grimpe à 2 460 euros en tenant compte du malus de 1500 euros dont écope cette Hyundai en 2013 (contre 400 euros pour la version GDI 140 ch).


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