Pour
Jean Dionis du Sejour :
« La durée de vie de l'immense majorité des livres est courte puisqu'ils ne restent en moyenne que trois mois en rayon et sont très souvent détruits par le pilon 12 à
24 mois après leur édition. Il me semble donc qu'autoriser des rabais supérieurs à 5 % sur les livres douze mois après leur parution leur donnerait une seconde vie et baisserait le coût des livres sans pour autant nuire aux libraires.

J'ai eu le sentiment qu'il fallait moderniser cette loi, et il m'a semblé opportun d'autoriser les soldes plus tôt pour ces livres destinés au pilon, comme pour les invendus dans tous les autres secteurs commerciaux. »
Contre
Christine de Mazières :
« Les libraires indépendants font la majorité de leur chiffre d'affaires sur des livres qui ont plus d'un an. Si on permet de solder des ouvrages au bout de douze mois, les
indépendants vont disparaître et avec eux 40 % du marché du livre. Cela ne profitera, en outre, qu'aux best-sellers capables de se vendre très vite sans bouche-à-oreille.

La dérégulation du marché du livre aurait donc au moins trois effets négatifs : un appauvrissement de l'offre éditoriale, de nombreux titres ne pouvant plus être publiés par les éditeurs, une augmentation du prix moyen
du livre préjudiciable au pouvoir d'achat des lecteurs, les éditeurs étant contraints de compenser le manque de recettes lié aux soldes par une augmentation globale de leurs prix et, enfin, des obstacles supplémentaires pour le public dans
son accès au livre du fait de la disparition de librairies en centre-ville. »
Suite du dossier
>>> Il faut de toutes façons moderniser la loi Lang
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