Développé par Rockstar, édité par Take 2 Interactive, pour Xbox 360 et PS3, environ 70 euros.
L'atout maître de la série des GTA, c'est une jouabilité incroyable, couplée à une immense liberté d'action. A chaque nouvel épisode, la trame est la même : on incarne un homme lâché dans une métropole américaine qu'il va devoir
mettre à ses pieds à force de braquages, de coups de force et de lutte contre les camps rivaux. Si les équipes de Rockstar n'ont pas changé le concept d'un iota pour
GTA IV,
ils l'ont par contre considérablement affiné et
ajusté, faisant sans conteste de cet épisode le meilleur de la série.
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GTA IV, c'est avant tout une ville, Liberty City, copie numérique de New York, impressionnante reproduction bourrée de détails et de vie de la mégalopole américaine et immense terrain de jeu pour Niko Bellic, le héros du
titre. Fraîchement débarqué d'Europe de l'Est, Bellic vient vivre le rêve américain, comme son cousin Roman l'a fait avant lui... Enfin c'est ce que celui-ci lui a raconté dans ses e-mails. En fait de demeure splendide, de voitures de sport et
de poupées siliconées, Niko découvre un Roman vivant dans un deux-pièces crasseux et bossant pour une compagnie de taxis aux clients en froid avec la légalité.
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Une fois la déception passée, Niko va essayer de se faire une place en cumulant les petits jobs pour le compte de son cousin. Déposer un client ici ou là ou rosser quelques créanciers douteux de Roman : les premières missions de
GTA IV ne sont pas passionnantes, mais elles sont l'occasion de se familiariser avec la ville et d'apprendre à diriger Niko. Après ces premières heures de jeu, l'action décolle pour ne plus jamais retomber.
GTA IV
est
le premier épisode de la série à s'offrir un vrai scénario, avec des rebondissements et surtout une personnalisation du parcours de Niko.
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Car encore une fois l'essence même de GTA repose sur la liberté d'action. Vous pouvez refuser de faire une mission ou la faire quand bon vous semble : libre à vous de passer votre temps à draguer pour accumuler les numéros de
téléphone de filles dans votre portable, à boire des verres pour nouer des liens avec des gangsters plus ou moins influents, à changer de fringues tous les jours pour impressionner et bien entendu à voler un maximum de voitures.
D'ailleurs, les temps ont changé : finie l'étonnante facilité avec laquelle on s'emparait d'un véhicule, désormais les automobilistes braqués ne se laissent plus faire, et, si vous décidez de voler une voiture stationnée, gare à
l'alarme qui ameutera la police. Les forces de l'ordre sont d'ailleurs omniprésentes dans Liberty City et n'hésitent pas à ouvrir le feu.
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Premier opus
« next gen »
de la série,
GTA IV
marque une vraie évolution, avec des graphismes enfin dignes de ce nom, qui, sans être les plus réussis de
l'année, mettent très bien en valeur l'énorme travail fourni par Rockstar. On reconnaît parfaitement l'immense New York, et, surtout, la ville fourmille de détails. On croise un nombre incalculable de passants faisant leur jogging, fumant une
cigarette, lisant le journal... De même, la circulation varie selon l'heure de la journée, et la variété des modèles de voitures est étonnante.
GTA IV
gère aussi à merveille le cycle jour/nuit, avec de superbes
couchers de soleil. L'immersion est parfaite.
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La jouabilité, on l'a dit, n'a pas réellement changé, mais s'est affinée. Tout d'abord, le système de tir a été remanié. Désormais, la visée est automatique, et un système de mise à couvert fait son apparition. Des ajouts qui musclent
les fusillades et les rendent plus précises que par le passé. La conduite des voitures et des motos a elle aussi été retravaillée, avec à la clé des sensations de pilotage améliorées, même s'il faut en passer par un long apprentissage pour maîtriser
les véhicules et réapprendre à freiner dans GTA.
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GTA IV
voit aussi l'apparition d'un mode multijoueur très complet, accessible à n'importe quel moment du jeu grâce au téléphone portable de Niko Bellic. On ne trouve pas moins de quinze modes de jeu différents
opposant jusqu'à seize joueurs. Parmi ces modes, on retient le classique
deathmatch,
les courses-poursuites police contre voyous, le vol de voitures (il faut voler un modèle précis avant les autres joueurs) ou encore le mode où
le joueur qui héberge la partie détermine les règles et les objectifs de celle-ci. Un mode réussi, qui prolonge parfaitement le mode solo - comptez par moins de trente heures pour venir à bout de celui-ci.
A n'en pas douter, cette mouture de GTA est la meilleure de la série. Un titre à offrir à sa console.
Suite du dossier
>>> Le trailer de GTA IV
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