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| Contrairement aux idées reçues, les coups spéculatifs sont rarement gagnants pour les petits porteurs. Mieux vaut miser sur la patience et le sang-froid. |
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8. Equilibrer son portefeuille
Quand, combien et où investir ? Tout dépend de votre expérience et de vos objectifs. Mais certaines règles d'or ne doivent pas être perdues de vue... Comme de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ! Au
départ, les spécialistes conseillent donc en général d'investir sur cinq à dix lignes différentes, afin de ne pas soumettre l'évolution de son capital à la variation d'un seul titre.
« Au-delà de 35 000 ou
40 000 euros de capital investis en Bourse, le nombre idéal est de quinze à vingt lignes, car il permet une bonne diversification sectorielle sans avoir à suivre trop de sociétés »,
note Aldo Sicurani.
Côté produits d'investissement, commencer par des
trackers
peut être une bonne solution, car ils offrent les avantages d'une gestion collective sans les frais. Quand vous vous sentirez plus aguerri, vous pourrez
vous attaquer aux actions.
« Quand son portefeuille augmentera, on se dirigera naturellement vers des produits plus complexes, comme les
warrants
ou les certificats, qui sont plus rentables mais aussi plus
spéculatifs »,
note Aldo Sicurani. Mais, pour faire vivre ce capital, il est indispensable de l'alimenter régulièrement : verser 30 à 40 euros par mois et y réinvestir ses dividendes peut suffire à condition de
faire « tourner » son portefeuille avec un ou deux ordres par mois.
9. Privilégier le long terme
Si vous êtes déjà rompu aux mécanismes boursiers et que vous pouvez vous permettre de passer vos journées devant votre ordinateur, le
day trading
est peut-être fait pour vous. Mais attention :
« Il faut savoir suivre le marché et les tendances à court terme de façon fine et permanente,
avertit David Langlois.
Avec la forte volatilité actuelle, un débutant court le risque de perdre de
l'argent ou de passer beaucoup d'ordres qui lui coûteront plus d'argent que ses plus-values. »
Les spécialistes conseillent donc d'envisager plutôt ces placements sur du moyen ou sur du long terme en évitant de réagir à chaud
à une information ou à un phénomène ponctuel.
« La Bourse est plutôt un investissement de sept à huit ans que de huit mois,
confirme Gérard Ampeau.
Plus le temps passe, plus le risque boursier de court terme
s'atténue : sur quinze ans, le rendement de la Bourse est très supérieur à celui de l'immobilier, des matières premières, des obligations et même du livret A, qui est rongé par l'inflation. »
Patience et
sang-froid seront donc vos meilleurs alliés pour obtenir des plus-values !
10. Se fixer des règles (et s'y tenir !)
Dans le grand bain irrationnel boursier, adopter une discipline de fer et se fixer des garde-fous est une question de survie.
« Quand on n'est pas devant son écran toute la journée, il faut absolument couvrir ses
positions en programmant des ordres de sortie automatiques pour des niveaux de perte ou de gain maximaux fixés à l'avance. Cela permet d'enlever la part d'irrationnel et donne plus de sang-froid dans l'application de sa
stratégie »,
explique David Langlois.
En cas de grosses turbulences, mieux vaut aussi s'accrocher.
« Il faut éviter d'être agité, car plus on fait de transactions, plus on détruit de la valeur en multipliant les frais de
courtage »,
souligne Gérard Ampeau. Mais pas question de s'entêter pour autant.
« Il faut débuter avec un compte "mini" pour jauger si on a ou non la sensibilité pour "trader",
prévient
Lou Thierry.
Si l'on voit que l'ont perd 10, 20 ou 25 % de son budget, il ne faut pas continuer. Tout le monde ne peut pas faire de l'argent avec la Bourse. »
A bon entendeur !
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>>> Dix conseils pour se lancer en Bourse en solo
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