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Quelle formation faut-il suivre ? Auprès de quel intermédiaire faut-il passer ses ordres ? Voici les premières étapes pour partir sur de bonnes bases.
Aspirants millionnaires, flambeurs impulsifs ou angoissés pathologiques, attention : les mises en garde qui suivent risquent de modérer vos ardeurs boursières ! Aux investisseurs soucieux de prendre leur portefeuille en main,
ces conseils épargneront en revanche quelques mauvaises surprises.
1. Modérer ses ambitions
Avant de lancer votre premier ordre, gardez une chose présente à l'esprit : le farniente sur un yacht, ce n'est pas pour demain.
« Personne ne gagne des millions à la Bourse. La seule chose que l'on peut
espérer, si on a la sensibilité pour ça, c'est obtenir un complément de revenus, puis éventuellement, après des années d'expérience, un revenu, mais pas question de lâcher son job pour boursicoter ! »
prévient
Lou Thierry, responsable du site Interactive-trader.com.
« Ce n'est pas le casino : mieux vaut éviter le coup de poker, car on peut tout perdre très vite »,
confirme Nicolas, boursicoteur novice sur le très risqué et confidentiel marché des
devises Forex.
« Je suis descendu de 20 000 à 10 000 euros en trois ou quatre jours, avant de remonter à 30 000 euros quinze jours plus tard, mais j'aurais pu perdre la moitié de mon capital
si je n'avais pas tenu bon. »
Si ce témoignage ne vous a pas découragé, vous êtes prêt à passer à l'étape suivante.
2. Se former
Pour investir, inutile d'être un cador de la finance. S'initier aux principaux mécanismes boursiers peut suffire. L'Ecole de la Bourse propose ainsi des journées de formation à la gestion de portefeuille et au décryptage des marchés
(120 euros la journée). Cours et jeux de simulation se multiplient aussi sur les sites de courtage. C'est par ce biais que Nicolas est tombé dans la marmite du Forex.
« Après la lecture de l'ouvrage d'un courtier, j'ai
joué pendant un mois avec un compte fictif qui permet de "trader" en direct avec du faux argent sur des opérations réalistes avant de se lancer »,
explique-t-il. Adhérer à un club d'investissement peut aussi être une bonne
manière d'apprendre en partageant ses expériences et ses interrogations.
3. Bien choisir son intermédiaire
Banque, courtier en ligne, conseiller en gestion de fortune... une multitude d'intermédiaires proposent de passer vos ordres en Bourse.
« Le choix de l'interlocuteur dépendra notamment du type de
consommateur d'épargne que l'on est : ce n'est pas la même chose de passer un ordre par semaine ou un ordre par an »,
explique Gérard Ampeau, responsable des programmes de l'Ecole de la Bourse.
Droits de garde, frais de courtage et abonnement peuvent varier du simple au triple entre une offre Internet et un prestataire bancaire classique mais aussi selon le nombre et le montant de vos ordres et la taille de votre
portefeuille. Et les prestations de conseil et d'information ne seront pas toujours les mêmes. Avant de faire votre choix, étudiez donc bien vos besoins et votre budget.
4. Se tenir informé
Disposer de bons outils d'information sur les évolutions du marché est en effet indispensable pour saisir les bonnes opportunités et éviter les mauvais coups. Lire la presse économique et financière s'impose donc. Les sites de courtage
proposent aussi toute une gamme de services : évolutions des cours en temps réel, avis des bureaux d'analystes, conseil téléphonique personnalisé, etc.
« Les particuliers débutants doivent privilégier des conseils globaux et suivre les grands secteurs à moyen terme, mais il est important d'avoir des infos en temps réel, car un décalage de 25 minutes peut
être pénalisant »,
note David Langlois, directeur marketing du courtier Boursorama Banque.
Lire les trois conseils suivants.
Suite du dossier
>>> Organiser son placement
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