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SOMMAIRE
Le sprint made in France
« Je vise le maillot arc-en-ciel »
PHOTOS
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| L’équipe de France de vitesse a conservé son titre le 26 mars dernier en battant la Grande-Bretagne. Victoire nette 43''271 pour les bleus, contre 43''777 pour les Britanniques. |
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Depuis l'apparition de l'épreuve de vitesse par équipe aux championnats du monde en 1995, la France a remporté huit éditions sur treize. Pourtant, de l'aveu de Mickaël Bourgain, champion du monde par
équipe 2004, 2006 et 2007,
« ce sport reste confidentiel, en dehors des Jeux olympiques où l'on sort de l'anonymat. Le public est ravi, mais il y a peu de rendez-vous importants, donc peu de médiatisation et
finalement peu de sponsors. »
« Comme l'an passé,
a expliqué lundi dernier Florian Rousseau, l'entraîneur national,
l'objectif est de ramener quatre médailles pour le sprint, avec la défense du
titre en vitesse par équipe comme priorité, ultime test avant les JO. »
Mission accomplie pour le triple médaillé d'or olympique, puisque les Bleus ont battu hier soir les Anglais en finale. Belle performance compte
tenu d'une concurrence qui augmente chaque année, avec des écarts de plus en plus serrés entre les coureurs.
Arnaud Tournant en remplaçant de luxe
Cette année, cinq coureurs étaient en lice pour intégrer l'incroyable trio. Au poste de démarreur, pas de changement, c'est Grégory Baugé qui a été pressenti pour le départ.
« Tout le monde nous
envie son talent,
confie avec fierté Florian Rousseau
. C'est un poste stratégique qui conditionne le résultat, car on ne refait jamais le retard perdu au début. »
En deuxième place, c'est Kevin Sireau qui a été retenu logiquement pour le poste de relayeur. En remportant la Coupe du monde de vitesse, le coureur de Cofidis qui fêtera ses 21 ans en avril est le seul Français à avoir déjà
décroché son billet pour Pékin. Et pour la très convoitée troisième place, c'est Mickaël Bourgain qui a été retenu pour le poste de finisseur.
Cette nouvelle configuration écarte ainsi de la sélection Arnaud Tournant, déjà huit fois lauréat de la vitesse par équipe, ainsi que François Pervis, auteur du meilleur temps absolu sur le troisième tour pendant les essais en
Coupe du monde. Pour eux, cette décision a donc suscité l'incompréhension et a été très difficile à accepter.
« Le rôle du sélectionneur, c'est d'opérer des choix et celui des coureurs d'établir des
performances,
rappelle le responsable du sprint.
La règle du jeu était connue de tous : être le meilleur sur l'ensemble de la Coupe du monde. »
En 2004, c'est déjà Mickaël Bourgain qui
avait été préféré à Florian Rousseau...
« Il était le meilleur, cela fait partie du sport »,
précise l'intéressé sans amertume.
Un nouveau match France/Angleterre
Cela fait deux ans que la France bat les Anglais en finale. Et cette année encore, alors que le match s'est joué à domicile, à Manchester (comme en 2000, où ils avaient déjà été battus par la fusée tricolore), les Anglais,
malgré l'aide du public, n'ont pas réussi à prendre leur revanche et à monter sur la plus haute marche du podium.
« Ça se joue à rien,
explique Grégory Baugé,
tous les athlètes sont à leur
meilleur niveau. Il faut se méfier de tout le monde et savoir rester cool pour bien gérer la pression. »
Cependant, coup de théâtre hier soir lors de la finale France/Angleterre. Comme Mickaël Bourgain n'a pas réalisé le meilleur temps des concurrents en piste au troisième tour, c'est Arnaud Tournant qui a fait son entrée
dans l'équipe et qui s'octroie par la même occasion un neuvième titre mondial dans la discipline !
Kevin Sireau, pour qui c'est la première sélection dans l'équipe de vitesse, n'a pas déçu, lui qui avouait avoir gagné en « maturité » par rapport à 2006. Il a su se rendre
indispensable à l'équipe de France en sachant accrocher la locomotive Greg, dont le départ arrêté de 0 à 70 km/h est le plus fulgurant du circuit. Que la moisson de médailles continue pour les Bleus, notamment en vitesse individuelle et
pour le kilomètre.
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