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| Tous les moyens sont bons pour vaincre l'inquiétude. |
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Comme alternative aux médicaments de type Minoxidil et Finastéride, certains médecins se prononcent en faveur de la vitaminothérapie. Il s'agit de cures saisonnières (de trois mois au printemps, puis à l'automne) à base de vitamines des
groupes B, H et E associées à des acides aminés. Ces traitements peuvent être administrés sous forme de comprimés - soit 6 à 8 cachets à ingérer par jour - ou par injection intramusculaire, selon l'importance et la
chronicité de la chute. Ils permettraient de favoriser la croissance cellulaire, de réguler la production de sébum et auraient des effets bénéfiques globaux sur la santé capillaire.
Selon Bruno Bernard, responsable du groupe Biologie du cheveu au sein de L'Oréal, ces traitements
« servent à prévenir la chute naturelle des cheveux ou à la ralentir en freinant notamment le processus d'atrophie
du follicule pileux. C'est ce que fait l'Aminexil. »
En outre, comme le souligne la dermatologue Catherine Laverdet,
« ils ne présentent pas de contre-indications, pas de risques de
surdosage, ni d'effets secondaires. Ils fonctionnent bien et ont démontré qu'ils permettaient de garder un capital capillaire que le patient aurait perdu s'il n'avait pas suivi de cure. »
Mais les avis sont partagés.
Pour le médecin esthétique Gérard Boutboul, les compléments alimentaires et les vitamines permettent simplement d'entretenir le cheveu et de se faire plaisir.
« Ils ont un effet psychologique, mais ils ne peuvent
pas enrayer la chute des cheveux. Ils sont vendus comme des traitements inoffensifs, et il faut admettre que, bien souvent, ils ne servent à rien ! »
Mêmes réserves pour le dermatologue Pascal Reygagne, directeur du
centre de santé Sabouraud à l'hôpital Saint-Louis :
« Leurs effets sont minimes et ils ne permettent pas de résoudre les calvities familiales. Ils ne se révèlent utiles qu'en cas de carences ou de mauvaise
alimentation. »
Des avis mitigés qui deviennent encore plus tranchés quand on aborde la question des nombreux autres soins cosmétiques qui affluent sur le marché.
Les soins cosmétiques en ligne de mire
Lotions énergisantes visant à améliorer la circulation du sang au niveau du cuir chevelu ; traitements locaux à base de protéines animales servant à relancer les échanges nutritifs du système pilo-sébacé ; élixirs stimulant
antichute aux extraits placentaires ; mélanges d'huiles essentielles exploitant les bienfaits de l'aromathérapie ; vapeurs d'ozone pour revitaliser les tiges pilaires ; compléments alimentaires... La liste des soins cosmétiques
s'allonge sans cesse avec de belles promesses aux arguments plus ou moins probants. Principal atout : le recours à des produits totalement naturels qui seraient mieux assimilés par l'organisme et capables d'assainir le cuir chevelu sans
agresser l'organisme.
Pour Bruno Bernard, ce rôle à la fois nutritif et préventif est essentiel :
« Le follicule pileux est un organe extrêmement complexe et métaboliquement très actif qui doit être nourri afin de l'aider à ne pas
vieillir. »
Mais au-delà de leurs vertus cosmétiques permettant d'améliorer l'hygiène et l'aspect général du cheveu, ces produits n'auraient pas d'efficacité scientifique prouvée sur l'alopécie. Pour Pascal Reygagne, le
verdict est sans appel :
« Les soins en instituts ne servent à rien. »
Toujours est-il que les recherches continuent pour trouver la formule magique capable d'allonger la durée de vie des
cheveux.
Les différents compartiments du bulbe pilaire
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>>> Le danger des greffes capillaires
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