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PARIS (Reuters) - Vivendi recule en Bourse en matinée après avoir publié jeudi soir un chiffre d'affaires du deuxième trimestre
inférieur aux attentes bien qu'en hausse de 15,1% grâce à l'intégration de Neuf Cegetel dans SFR.
Le titre perd 3,76% à 25,97 euros vers 10h15, sous-performant l'indice DJ Stoxx européen des médias (-1,8%) et accusant la
plus forte baisse du CAC-4O.
Vincent Griffon, analyste chez CM-CIC, précise dans une note publiée avant l'ouverture qu'il s'attendait à ce que le marché
marque une légère déception après la surperformance du titre qui a pris 10% depuis un mois. "Le groupe montre néanmoins sa
capacité de résistance dans un environnement économique adverse", ajoute-t-il, précisant maintenir sa recommandation à
l'achat avec un objectif de cours de 35 euros.
Le chiffre d'affaires de Vivendi, qui ressort à 5.988 millions d'euros au deuxième trimestre à comparer à un consensus Reuters
de 6.056 millions, a progressé de 17,4% à taux de change constants.
Les performances de l'ensemble des divisions ressortent inférieures aux attentes, à l'exception des jeux vidéo.
SFR, qui a intégré sa filiale Neuf Cegetel le 15 avril et les activités fixes et ADSL de Tele2 France en juillet 2007, voit son
chiffre d'affaires bondir de 33,3% à 2.987 millions au deuxième trimestre. A base comparable, il limite toutefois sa hausse à
1,5%.
Le pôle de jeux vidéo affiche une hausse de 6,7% de son chiffre d'affaires à 223 millions d'euros, surfant toujours sur le succès
du jeu de rôle en ligne "World of Warcraft" qui a gagné en un an 1,8 million d'abonnés à plus de 10,9 millions.
Vivendi indique que le résultat opérationnel ajusté de Vivendi Games a progressé à 42 millions d'euros au deuxième trimestre
contre 12 millions sur la période correspondante de 2007, en données préliminaires non auditées.
Le groupe a annoncé le 10 juillet la naissance d'Activision Blizzard, fusion de Vivendi Games et d'Activision, qui concurrencera
directement le leader mondial Electronic Arts.
Oddo Securities souligne notamment la déception suscitée par SFR, mais conserve sa recommandation à "accumuler" sur le
titre.
"Le groupe bénéficie d'un profil non cyclique et d'une bonne visibilité sur ses résultats (70% de son chiffre d'affaires sont
récurrents), d'une forte exposition au secteur télécoms encore sous-évaluée et d'une politique de croissance externe avisée qui
devrait permettre des synergies", écrit l'intermédiaire.
Polo Tang, analyste chez UBS, juge cependant les chiffres du deuxième trimestre rassurants, estimant que les principales
déceptions se limitent à SFR et au pôle musique UMG, dont les ventes ont baissé de 5,3% au deuxième trimestre, tout en
progressant de 3,0% à taux de change constant.
"La direction a racheté des titres récemment et nous percevrons un certain nombre de catalyseurs positifs dans les mois à
venir, notamment des relèvements de notes d'agences de notation en août", souligne-t-il.
Cyril Altmeyer, édité par Yann Le Guernigou
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