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par Dominique Vidalon et Cyril Altmeyer
PARIS (Reuters) - Thomson, dont on attend la nomination d'un nouveau directeur général, a démenti jeudi des rumeurs de
marché lui prêtant l'intention de lancer une augmentation de capital.
L'action du groupe, qui a suspendu en avril le versement de son dividende en raison de perspectives incertaines, a touché un
plus bas historique à 2,63 euros sur ces rumeurs, avant de réduire ses pertes. Elle perdait 0,35% à 2,82 euros vers 16h20.
"Nous entendons parler (d'une augmentation de capital) qui pourrait avoisiner 1,5 milliard d'euros", a déclaré un trader à
Londres.
"Le groupe a régulièrement démenti ce genre de rumeurs", a indiqué de son côté une porte-parole de Thomson.
Interrogé sur les progrès du groupe dans sa quête d'un nouveau directeur général, elle a répondu que le processus se
poursuivait, sans plus de précision.
François de Carbonnel a succédé début avril à Frank Dangeard au poste de président, mais le fournisseur d'équipements et
de services pour l'industrie de l'image ne lui a toujours pas trouvé de remplaçant à la direction générale. Le directeur financier
Julian Waldron assume actuellement l'intérim.
Le groupe, qui publiera ses résultats semestriels le 24 juillet, prévoit une perte nette sur la période. Il avait confirmé lors de son
assemblée générale du 22 mai prévoir une baisse de 6% à 8% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre à taux de changes
constant.
Dans une note datant de mardi, Cheuvreux estime que depuis son introduction en Bourse fin 1999 Thomson a dépensé 4,74
milliards d'euros en acquisitions pour réorganiser son portefeuille d'activités.
L'intermédiaire, qui estime la valeur d'entreprise de Thomson à 2,9 milliards d'euros, en conclut à une destruction de valeur de
1,8 milliard d'euros.
"La destruction de valeur crée un risque significatif de goodwill (...) ce qui pourrait créer une grave crise de liquidités", écrit
Cheuvreux.
Pénalisé par le manque de lisibilité de la stratégie du groupe et de ses perspectives, Thomson, dont le recentrage sur les
services aux industries de l'image peine à convaincre les marchés, a vu son action chuter de 71% depuis le début de l'année et
de 34% en 2007.
"Nous pensons que le seule manière de maximiser la valeur pour l'actionnaire serait un démantèlement du groupe par un fonds
de private equity", poursuit-il.
Avec la contribution de Blaise Robinson, édité par Jacques Poznanski
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