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Square Enix renonce à Tecmo et regarde ailleurs
Le 05/09/2008 à 09h50 GMT
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 © Reuters |
par Kiyoshi Takenaka
TOKYO (Reuters) - L'éditeur et concepteur de jeux vidéo Square Enix a retiré son offre sur son concurrent plus petit Tecmo, qui
l'avait rejetée, et dit qu'il discute alliance avec d'autres sociétés au Japon et ailleurs.
Square Enix, réputé pour ses séries de jeux de rôles Dragon Quest et Final Fantasy, proposait d'acheter Tecmo pour 206
millions de dollars au plus mais la cible a dit jeudi qu'elle préférait s'allier à un autre concurrent, Koei.
Le développement des jeux vidéo prend de plus en plus de temps et coûte de plus en plus cher, d'où les nombreuses alliances
dont le secteur a été le théâtre.
L'une des plus notables et récentes est celle de l'éditeur américain Activision avec la filiale jeu vidéo de Vivendi qui a
débouché sur la création d'Activision Blizzard, le deuxième nom étant celui du studio qui a conçu des "hits" tels que Diablo,
Starcraft et World of Warcraft.
"Nous discutons avec quelques société au Japon et à l'extérieur; de telles discussions sont routinières", a dit à la presse le
président de Square Enix Yoichi Wada.
Prié de dire si la société tenterait à nouveau sa chance avec Tecmo, Wada a répondu: "Vraiment, je n'en sais rien". Il a ajouté
que la véritable question qui se posait était de savoir si les créateurs de jeux de Tecmo voulaient vraiment travailler pour Square
Enix.
"Si vraiment ils détestent Square Enix, ça ne sert à rien. Tous les créateurs partiraient à peine l'affaire faite; cela reviendrait à
n'acheter que des murs", a expliqué Wada.
Les analystes jugent qu'une alliance entre Square Enix, société qui a elle-même résulté d'une fusion en 2003, et Tecmo faisait
sens, le premier étant spécialiste de jeux de rôle qui se vendent bien au Japon, tandis que Tecmo exporte bien ses jeux d'action
tels que les séries Dead or Alive ou Ninja Gaiden.
Un rapprochement entre Tecmo et Koei créerait une entité réalisant un chiffre d'affaires annuel d'une quarantaine de milliards
de yens (375 millions de dollars), même pas le tiers de celui de Square Enix.
Version française Wilfrid Exbrayat
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