> |
![]() |
Par Mathieu Baratas
PARIS (Reuters) - Formé à la rugueuse école d'Albi, Pierre Correia découvre au Stade Français un autre
rugby et une autre facette du poste de pilier.
"Je suis bien dans ma tête quand je sais que je joue", déclare à Reuters le joueur de 24 ans qui est passé en
quelques saisons de la Fédérale 1 à l'équipe de France dont il a porté pour la première fois le maillot au mois de
juin en Australie.
Considéré depuis deux ans comme un des meilleurs piliers gauches du Top 14, Correia a franchi un nouveau
palier à l'intersaison lorsqu'il a quitté Albi, rétrogradé en Pro D2 pour raisons administratives, et a rejoint la
capitale.
"Ici, c'est une autre approche des rencontres car l'équipe doit gagner", dit-il. "Du coup, c'est stressant car
jamais je n'aurais pensé jouer dans une équipe qui vise les phases finales."
Recruté pour muscler le pack parisien, Correia y a fait ses premières armes lors de victoires à Dax et sur
Mont-de-Marsan.
Il attend désormais avec impatience deux tests encore plus probants à Perpignan, samedi, et à Toulon, le 12
septembre.
"En terme de déplacement sur le terrain, c'est nouveau. Je dois jouer plus libéré. Il faut s'atteler derrière
le ballon et être exigeant dans le jeu déployé sans oublier le côté guerrier, le combat", dit-il.
Le combat, il connaît. Pendant cinq ans, de la Fédérale 1 au Top 14 en passant par la Pro D2, les avants d'Albi
se sont forgés une réputation de guerriers, de joueurs "pénibles" que personne n'aime rencontrer.
"DES MECS BONNARDS"
"A Albi, c'étaient des tontons. Pour aller à la guerre et au combat dans les mêlées, c'étaient les meilleurs.
D'ailleurs, je remercie mes deux deuxièmes lignes Philippe Guicherd et Arnaud Mela", se souvient-il.
"Ce n'est pas forcément spectaculaire ou beau mais c'est un combat à part, un match dans le match. A ce
poste, il y a une grosse part mentale. Il faut vouloir prendre le dessus sur l'autre."
De Talence, où il est né, au sommet du rugby français, le parcours de Correia n'a pas été un long fleuve
tranquille.
Après l'école de rugby de Villenave d'Ornon, bourg de Gironde de 30.000 habitants, il fait ses premières
armes à Agen entre 14 à 18 ans. Le souvenir est douloureux.
"J'attends encore leur coup de téléphone. C'était une grosse déception de ne pas rester", dit-il.
Il se relance à Montauban, qui, souligne-t-il, "m'a redonné confiance et m'a inculqué l'esprit de combat", mais
c'est dans le club voisin d'Albi alors en Fédérale 1 (troisième division) qu'il trouvera le cadre idéal. Il y connaîtra
deux montées.
"A Albi, cela s'est fait comme en juniors. J'ai sympathisé avec des joueurs, devenus ensuite des amis. J'y suis
resté cinq ans", dit-il.
"Je n'ai pas trop calculé. Tout cela s'est fait tout seul", répond-il lorsqu'on l'interroge sur son départ pour le
Stade Français où il va évoluer aux côtés de Sylvain Marconnet et Rodrigo Roncero.
"Paris m'attirait pour le jeu, le palmarès et la mentalité. C'est un bon groupe avec des mecs bonnards et
sincères. Comme Albi, c'est un club famille", ajoute-t-il.
"Etre champion de France, voilà mon objectif. Avant, je veux gagner la confiance de mes coéquipiers, de ma
famille et de mes amis. Je ne veux pas que l'on pense que c'était trop haut pour moi."
Edité par Jean-Paul Couret
(c) Reuters 2008. All rights reserved. Republication or redistribution of Reuters content, including by caching, framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Reuters. Reuters and the Reuters sphere logo are registered trademarks and trademarks of the Reuters group of companies around the world. |
![]()
![]()
Les recherches les plus populaires ![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Sites du réseau 01net Network :
01net. -
01men -
RMC -
BFM -
BFM TV -
La Tribune -
TousLesPodcasts -
Association RMC-BFM
|