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par Georgina Prodhan et Jim Finkle
FRANCFORT/BOSTON (Reuters) - Les groupes de technologie, de médias et télécoms
(TMT) ont résisté à la crise mondiale du crédit mais l'accentuation du ralentissement
économique américain risque de peser sur leurs performances.
Les patrons de grands groupes du secteur, qui participeront au TMT Summit organisé par
Reuters à Paris, New York et Singapour du 19 au 22 mai, seront interrogés sur les
conséquences, sur leur activité, de la baisse du pouvoir d'achat des ménages.
Les résultats du premier trimestre ont soulagé les investisseurs de groupes comme IBM,
Intel et Google, mais le secteur pourrait n'avoir que peu de temps pour se préparer aux
prochains défis.
La crise du crédit a principalement pesé sur le secteur financier, qui représente une part
importante de la clientèle des fournisseurs d'équipements informatiques, de logiciels et de
services télécoms, mais qui a également besoin d'innovations technologiques pour améliorer sa
productivité.
Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research, a estimé qu'aucun groupe de
technologie n'échapperait à l'impact du ralentissement économique mondial.
"Au final, le client de chaque société technologique est un consommateur et le
consommateur a de plus en plus de difficultés. La crise se répercute sur l'ensemble de la
chaîne économique", a-t-il observé.
Des dirigeants d'entreprises de services informatiques ou de progiciels soulignent
cependant que le fait qu'ils s'adressent aux professionnels les protège de la crise et que la
nature des produits et services qu'ils proposent pourrait au contraire leur permettre de
profiter des difficultés économiques. Paul Hermelin, directeur général de Cap Gemini,
participera au TMT Summit à Paris.
Quant à Nokia, pourtant orienté vers le grand public, il fait valoir que les téléphones
portables sont devenus indispensables à la vie quotidienne. Le directeur financier Rick
Simonson du groupe sera présent au TMT Summit à New York.
CHOIX DRASTIQUES DES MÉNAGES FACE À LA HAUSSE DES PRIX
Les dirigeants d'opérateurs télécoms, comme France Télécom, SFR, T-Mobile, KPN ou
Telstra, qui pâtissent depuis longtemps de la réduction des prix des communications, pourront
indiquer si une baisse accrue du pouvoir d'achat des ménages risque de ralentir la croissance
des revenus de leurs services à valeur ajoutée.
Les patrons de groupes publicitaires, tels que Publicis, JCDecaux et WPP, seront
interrogés sur les signes de réduction des budgets publicitaires qu'ils perçoivent à cause du
ralentissement économique.
Trip Chowdhry (Global Equities Research) souligne que la hausse des prix des produits de
première nécessité risque de conduire les consommateurs à faire le tri entre les produits
électroniques : "Le consommateur doit faire face aux prix du pétrole, de l'alimentation et de
l'habillement. Que privilégier ? Des logiciels ou l'iPod d'Apple?"
Version française: Cyril Altmeyer
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