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La France, laboratoire des projets d'expansion d'Al Djazira

Le 02/04/2012 à 14h53 GMT

© Reuters
par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud
PARIS (Reuters) - Al Djazira part à la conquête de la télévision payante en Europe en utilisant la France comme tête de pont pour le lancement de chaînes de sport ciblant pour la première fois des marchés locaux.
Le groupe qatari fera son entrée dans le paysage audiovisuel français début juin, soit juste avant l'Euro de football, en proposant deux chaînes au prix de 11 euros par mois, selon trois sources du secteur.
Francophones, les deux chaînes auront néanmoins un patronyme international, beIN Sport 1 et 2, dans le but affiché de servir de tremplin à une expansion d'Al Djazira Sport dans d'autres pays, notamment en Europe.
Après une razzia sur les droits télévisés du football en France, le groupe de télévision détenu par le riche émirat du Qatar pourrait maintenant jeter son dévolu sur la Premier League dont les droits de diffusion pour le marché britannique devraient être remis en jeu au cours des trois prochains mois.
"Les Qataris considèrent le sport comme un point d'entrée sur la scène mondiale, et la prochaine pièce du puzzle pourrait bien être une importante acquisition en termes de droits", estime Graham Shear, un avocat spécialiste du sport.
"(Richard) Scudamore rêverait d'un duel entre Sky Sports et Al Djazira", ajoute-t-il, faisant référence au patron du championnat anglais.
En moins de dix ans, Al Djazira est devenu le principal diffuseur de sport au Moyen-Orient et en Afrique du Nord via son bouquet d'une quinzaine de chaînes en anglais et en arabe.
En prenant pied en Europe, le groupe, principalement connu pour sa chaîne d'information, pourrait s'imposer comme une marque internationale dans le sport et les médias, et aider le Qatar à se forger une légitimité dans le football dans la perspective de la Coupe du monde 2022 dont le petit Etat de 1,5 million d'habitants sera l'organisateur.
Il deviendrait alors un rival pour les spécialistes européens de la télévision payante, dont le britannique BSkyB propriétaire de Sky Sports et la filiale de Vivendi Canal+, en lorgnant leurs droits et leurs abonnés.
POTENTIEL DE 1,5 MILLION D'ABONNÉS EN FRANCE
Ces derniers redoutent que la puissance financière du Qatar ne lui permette de se livrer à une surenchère sur les droits et de supporter de lourdes pertes au démarrage.
"S'il s'agit d'une question de marque ou de prestige pour le Qatar, alors il n'y a peut-être pas d'obligation de rentabilité", estime Claudio Aspesi, de BernsteinResearch.
Le succès d'Al Djazira est toutefois loin d'être assuré face à des concurrents à la tête de modèles intégrés dans lesquels ils contrôlent les contenus comme les plates-formes de distribution, soulignent analystes et experts du secteur.
"Il n'y a pas de véritable exemple d'un challenger dans l'univers de la télévision payante ayant réussi à détrôner un leader établi. Beaucoup ont essayé", explique Claudio Aspesi.
"Certains ont essayé de décrocher des sports clefs ou des droits exclusifs dans d'autres domaines, ce qui a eu pour effet de faire monter les prix. C'est assez facile d'aller faire du tort à un concurrent, mais ça ne veut pas dire que vous pouvez bâtir une activité rentable."
La France sera le premier test.
A partir d'août, les fans de la Ligue 1 découvriront une offre chamboulée, avec les deux meilleures affiches de chaque journée retransmises sur Canal+ et les huit autres rencontres sur les nouvelles chaînes d'Al Djazira.
Les Qataris se sont offerts un morceau du championnat français en juin 2011 pour 135 millions d'euros, et leur appétit semble depuis sans limite.
Ligue des champions (133 matches), Ligue Europa, Bundesliga allemande et Serie A italienne en partage avec Canal+ ..., le total avoisine 300 millions d'euros selon les estimations, sans compter l'Euro 2012 de football qu'ils devraient aussi empocher.
L'impératif pour le groupe, qui viserait aussi la Formule 1 et le golf, est désormais d'obtenir l'exposition la plus large possible, et des discussions sont en cours avec les fournisseurs d'accès à internet et Numericable, selon plusieurs sources.
Le diffuseur a aussi eu des contacts avec Canal+ en vue de proposer ses chaînes aux plus de 6 millions d'abonnés du groupe de télévision payante mais les discussions entre les deux futurs rivaux s'annoncent plus ardues, dit-on de mêmes sources.
BeIN Sport peut espérer capter 1,5 million d'abonnés au maximum, estiment plusieurs analystes, qui s'interrogent sur les perspectives de rentabilité des chaînes.
CHANGEMENT D'ÉCHELLE AVEC LA PREMIER LEAGUE
"Au vu des coûts, il faudrait recruter plus de trois millions d'abonnés, or ils ont un marché adressable qui représente un peu moins de la moitié du marché français car la chaîne ne sera pas diffusée sur la TNT", souligne Jérôme Bodin, analyste chez Natixis.
"Les chaînes ne seront probablement pas rentables avant un certain temps, les pertes cumulées seront élevées et l'impact pour Canal+ limité", ajoute l'analyste qui évaluait fin février le total des pertes à 580 millions d'euros d'ici 2016.
Après leur percée en France, les spéculations vont bon train sur une offensive des Qataris outre-Manche, avec dans le viseur la populaire Premier League détenue aujourd'hui par Sky Sports pour l'essentiel, ainsi que par ESPN, filiale de Disney.
Le dirigeant d'ESPN en Europe, Ross Hair, a dit en février s'attendre à une offre des Qataris lors du prochain appel d'offres mais le ticket d'entrée s'annonce beaucoup plus élevé.
"On parle de 500 millions de livres (600 millions d'euros) pour commencer", explique Toby Syfret, d'Enders Analysis. "Il est beaucoup plus coûteux d'espérer rivaliser sur la télévision payante en Grande-Bretagne qu'en France. Sky est beaucoup plus gros en termes de taille et d'abonnés et il a un gros chéquier."
Parmi les autres marchés susceptibles d'intéresser les Qataris, l'Espagne s'annonce comme une cible difficile du fait de la commercialisation des droits TV par les clubs eux-mêmes, tandis que le marché italien est déjà occupé par Sky Sports et le groupe de Silvio Berlusconi Mediaset.
L'Allemagne, où les enchères sont en cours, pourrait représenter une opportunité car Sky Sports y est moins puissant et la présence de plusieurs câblo-opérateurs pourrait faciliter la distribution des chaînes, selon Toby Syfret.
Edité par Dominique Rodriguez

(c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp


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