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par Eric Auchard
SAN FRANCISCO (Reuters) - Google a ouvert au public son site web appelé "Knol", sur lequel
les internautes peuvent écrire sur des domaines qu'ils connaissent bien en y apposant leur
signature, contrairement à l'encyclopédie en ligne Wikipedia, qui autorise l'anonymat.
"Nous sommes profondément convaincus que l'identification de l'auteur, à savoir qui a écrit
quoi, rend le contenu plus fiable aux yeux du lecteur", déclare Cedric DuPont, responsable
produit de Knol.
Le nom du service joue avec le début du mot knowledge ("savoir"), explique DuPont, et les
articles publiés sur le site http://knol.google.com sont appelés des "knols". Google a effectué
des tests restreints depuis décembre.
Knol dispose d'outils de publication semblables à ceux utilisés pour les pages de journaux
personnels, appelés blogs. Mais contrairement aux blogs, Knol encourage les auteurs à limiter
leur prose à une page.
"Nous voulons nous démarquer du modèle 'le dernier qui parle a raison'", ajoute DuPont.
Google compte classer les articles publiés en fonction de leur popularité pour stimuler la
compétition. Par exemple, le premier "knol" sur les "diabètes de type 1" est l'oeuvre d'Anne
Peters, directrice des programmes cliniques sur le diabète à l'université de Californie du Sud.
A mesure que d'autres auteurs écriront sur le diabète, Google classera les pages traitant de
ce sujet en fonction de l'évaluation qu'en auront faite les internautes, des commentaires et de
la fréquence avec laquelle des personnes s'y référeront, indique DuPont.
L'AUTEUR GARDE LA MAIN
Knol n'interviendra pas ni ne validera les informations, et les visiteurs ne pourront pas modifier
ni compléter le contenu d'un knol à moins d'y être autorisés par l'auteur. Les lecteurs pourront
avertir Google s'ils souhaitent formuler des objections à un contenu.
Knol se situe à mi-chemin entre les publications personnelles et souvent subjectives trouvées
sur les blogs et l'écriture collective sur laquelle reposent Wikipedia et d'autres sites "wiki".
Le service aura recours à ce qu'il appelle une "collaboration avec modération" dans le cadre
de laquelle tout lecteur ayant des suggestions les fera auprès du ou des auteurs, qui gardent la
main et restent libres de les accepter, de les rejeter ou de les modifier avant qu'elles ne soient
publiées.
Lancé mercredi, Knol est loin d'égaler Wikipedia, http://www.wikipedia.org, qui revendique 7
millions d'articles rédigés collectivement en 200 langues.
Google a signé un contrat avec le New Yorker du groupe Conde Nast, permettant aux auteurs
d'utiliser les fameux dessins présent dans le magazine pour illustrer leur articles. Google
autorise également les auteurs à intégrer des publicités à leur article sur la base d'un partage
des revenus.
DuPont estime que plutôt que de concurrencer Wikipedia, Knol pourrait finir par être une des
sources de références pour les pages de l'encyclopédie en ligne.
"Les knols viendront combler les lacunes actuelles du web. C'est notre espoir", confie DuPont.
Avec Michele Gershberg à New York, version française Patrice Mancino
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