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par Clément Guillou
CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Raymond Domenech n'a voulu parler lundi que de "la vérité du terrain" à deux jours d'un conseil fédéral qui doit statuer sur son avenir à la tête de l'équipe de France de football.
Comment le sélectionneur aborde-t-il le conseil fédéral de mercredi ? "Pas mon problème", a répondu Raymond Domenech lors d'une conférence de presse, évacuant les questions sur sa situation personnelle.
Après les déclarations de soutien de certains Bleus, en particulier Franck Ribéry et Thierry Henry, le sélectionneur leur a demandé de traduire leurs paroles en actes, estimant que ce soutien leur donnait davantage de responsabilités.
"Le seul discours que j'entends des joueurs, c'est sur le terrain. C'est notre seule vérité, c'est ce que je leur répète", a-t-il dit.
"Je ne vais pas dire que je m'en fous, c'est faux. Mais l'objectif premier reste qu'ils soient performants sur le terrain."
"Après, les motivations des uns ou des autres... C'est bien, j'en suis heureux. Ça leur donne plus de responsabilités sur le terrain parce que c'est là qu'il faut le montrer", a-t-il insisté.
Le milieu de terrain Jérémy Toulalan a abondé dans ce sens. Selon lui, il ne sert à rien de s'épancher publiquement sur le cas Domenech.
"On ne joue pas que pour le sélectionneur mais pour tout le monde", a dit le Lyonnais lundi. "Je ne suis pas sûr qu'en parlant on changera l'avis des décideurs. Je ne sais pas si on aura du poids."
"ON SAIT QU'ON PEUT EN PRENDRE ET EN MARQUER D'AUTRES"
Avant la réunion du conseil fédéral, la France accueillera la Tunisie mardi soir en match amical. Raymond Domenech a assuré que c'était là son seul souci.
"Je ne me pose pas la question (de mon maintien). Le reste, je ne dis pas que ça me passe au-dessus, mais ce n'est pas ma préoccupation. Mon seul souci, c'est de préparer les matches."
Il sera temps face à la Tunisie de travailler le secteur défensif, qui apparaît aujourd'hui comme la grande faiblesse de l'équipe de France alors qu'il assurait sa stabilité depuis plus d'une décennie.
Raymond Domenech a reconnu qu'il ne pouvait plus se permettre de construire son équipe sur une base défensive, ce qu'il a toujours fait.
"J'évolue, je change, il y a des moments où la situation fait qu'on est obligé de réviser son opinion, de s'adapter aux situations que l'on rencontre", a-t-il dit.
"La grande force de l'équipe de France avant, c'était de savoir que marquer un but ça ferait la différence.
"Maintenant, on sait qu'on peut en prendre et on sait qu'on peut en marquer d'autres. Pour les gens qui viennent au match, je préfère cette option", a assuré Raymond Domenech, dont le discours ne peut que plaire au conseil fédéral.
Les dirigeants du football français avaient réclamé un jeu plus séduisant en le reconduisant après l'Euro.
Reste que la liste des défenseurs n'ayant pas fait d'erreur fatale s'amenuise à chaque match. L'équipe de France a encaissé 14 buts en six matches.
"Ce n'est pas le nombre de buts encaissés qui compte, c'est la différence avec les buts marqués", a fait valoir Raymond Domenech.
Edité par Bertrand Boucey
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