|
L'EOS se jette à l'eau
Exit la Golf cabriolet traditionnelle à capote souple, telle qu’elle a existé pendant quatre générations. Le goût du jour, la tendance lourde,c’est le CC. Il faut dire que le toit rigide escamotable cumule les avantages : fini les craintes de vandalisme –et de fait de couteau déchirant–, fini les assureurs qui vous regardent de travers,fini les boules Quies sur autoroute, etc. Au risque de se répéter, le CC, c’est deux voitures en une : un coupé pour l’hiver, un cabriolet pour l’été. Ou bien un cabriolet avec un hard top que vous pouvez emporter avec vous et replier dans le coffre. Exit,donc,la Golf à capote souple,place à l’Eos, qui rejoint le monde en pleine effervescence des coupéscabriolets. Un monde dans lequel plusieurs acteurs ont déjà pris leurs marques, et notamment Peugeot, qui a démocratisé le concept avec la 206 CC.À tout seigneur tout honneur : c’est donc à une Peugeot, la 307 CC, que nous avons décidé de confronter la toute nouvelle Eos. Sur la route
 |
 |
Avec 150 ch d’un côté et 177 de l’autre, pas de mystère : la 307 CC devance sa rivale en performances, aussi bien en vitesse maxi qu’en accélérations. Le 2 l Peugeot manque toujours de tonus à bas régime, mais il a le mérite de délivrer une sonorité presque agréable, qui rappelle certains moteurs Alfa. Un atout auquel l’Eos réplique par une commande de boîte remarquable, aux antipodes de la boîte traditionnellement caoutchouteuse chez Peugeot. Côté comportement, notre Eos bénéficiait ici d’un châssis sport et de pneus taille basse qui transfigurent la voiture. Autant l’Eos “de base” est nettement typée confort, avec un filtrage remarquable mais un dynamisme en retrait,autant dans cette configuration, elle se montre beaucoup plus agile mais aussi plus ferme : une voiture différente. Question de goût, à préciser lors du bon de commande. De ce fait, la 307 prend ici les devants en matière de confort avec une filtration plus efficace des petites irrégularités. Question insonorisation, l’Eos est plus silencieuse avec le toit fermé, notamment grâce à sa boîte à 6 rapports qui permet de rouler sur autoroute à un régime moindre. En revanche, en position cabriolet, les turbulences d’air dans l’habitacle apparaissent plus gênantes.
Vie à bord
 |
 |
Pour profiter des joies du cabriolet, il faut un minimum de chaleur et de soleil. À défaut, tout le monde roule “fermé”, mais par temps mitigé, le dilemme se pose : coupé ou cabriolet ? À bord de la 307, c’est tout ou rien : fermé façon tous aux abris, ou bien ouvert en grand. L’Eos donne plus de choix.Non seulement son toit est vitré (avec vélum), ce qui permet de profiter de l’extérieur en toute circonstance ; en outre, il offre une fonction toit ouvrant classique, ce qui constitue une première sur un CC.Voilà qui permet d’envisager quelques situations intermédiaires salutaires en cas de météo changeante, d’autant que la manoeuvre de décapotage ne peut s’effectuer qu’à l’arrêt complet sur l’Eos (et pas à plus de 10 km/h sur la 307). Une chose est sûre : une fois capotée, chaque voiture n’offre pas une place folle aux passagers arrière. Les grands ont la tête qui heurte le pavillon. L’Eos offre plus de place aux jambes, mais nettement moins en largeur : deux adultes ont du mal à se tenir côte à côte sans se toucher aux épaules. Longueur pour l’Eos, largeur pour la 307, à vous de choisir.
Côté finances
 |
 |
Dans un cas comme dans l’autre, nos rivales sont ici en configuration haut de gamme. Il existe bien une Eos Carat, encore plus haute en gamme,mais elle n’ajoute à l’Eos Sport dont nous disposions que des sièges en cuir à réglages électriques. Les deux voitures profitent dans ces versions d’un équipement de série complet. La 307 est la seule à proposer des feux avant au xénon. En contrepartie, l’Eos offre de série son fameux toit ouvrant vitré, indisponible sur la française. Les 360 euros de plus demandés par l’Eos pourraient donc paraître raisonnables, sauf que la Volkswagen accuse un déficit de 27 ch et des prestations moindres sur la route. Si vous voulez un cran au-dessus en termes de performances, il vous faut passer à la motorisation supérieure, le 2 l TFSI de 200 ch, au tarif de 34 010 euros (à finition équivalente). Dans ce cas précis, l’écart dépasse 4 000 euros : plus raisonnable du tout ! Quant à l’appétit de ces voitures, il est dans les deux cas assez conséquent (il dépasse en effet 10 l de moyenne)et identique puisque 0,1 l seulement sépare nos deux cabriolets.
Conclusion
C’est donc la Peugeot qui remporte ce duel.Une victoire modeste, cependant, due principalement au tarif un peu trop prétentieux de la VW.Avec quatre égalités sur nos huit critères, difficile en effet de parler de défaite cinglante, d’autant que l’Eos offre une ligne bien agréable et une présentation flatteuse. Et puis il y a ce toit ouvrant classique et vitré, une première du genre chez les CC, qui peut vous faire craquer à lui tout seul…
Qualités
| Volkswagen Eos FSI 150 Sport | Peugeot 307 CC 2.0 180 Sport Pack | Toit ouvrant “classique” très agréable
Qualité de présentation
Commande de boîte remarquable | Équipement complet
Sonorité moteur sympathique
Performances honnêtes |
Défauts
| Volkswagen Eos FSI 150 Sport | Peugeot 307 CC 2.0 180 Sport Pack | Largeur trop juste aux places arrière
Tarif élevé | Qualité de présentation en retrait
Place aux jambes limitée à l’arrière
Pare-brise trop reculé |
Récapitulatif
| Agrément De Conduite | égalité | | Confort | Peugeot | | Consommations | égalité | | Général | Peugeot | | Habitabilité | égalité | | Performances | Peugeot | | Prix/Equipements | Peugeot | | Qualité Perçue | Volkswagen | | Sécurité | égalité |
|